« _Tiens, tiens, s'exclama une voix féminine. »
Je tournai la tête vers la porte d'entrée, où Katherine se tenait dans l'encadrement.
« _C'est malpoli de pénétrer chez les gens sans autorisation, sourit-elle. »
« _Chez les humains, certainement, mais tu n'es pas humaine, lui rappelai-je. »
« _Damon, soupira-t-elle, ça me fait de la peine de voir à quel point tu es devenu faible. »
« _Tu ne sais pas de quoi tu parles, sifflai-je entre mes dents. »
A vitesse vampirique, je plongeai sur elle et l'empoignai par la gorge, m'obligeant à la regarder dans les yeux. Son sourire m'énerva et j'appuyai davantage sur sa trachée.
« _Ne touche pas à Elena, la menaçai-je, ni même aux personnes de cette ville. »
« _J'aime la façon dont tu exprimes ta colère, tu as toujours été violent après ta transformation ce qui est encore plus excitant. »
« _Tu as intérêt à rester loin d'Elena, la prévins-je, au risque d'attirer de nouveau ma curiosité et cette fois, ma colère t'emportera en enfer. »
Je quittai la cabane, sous les rires cristallins du vampire, me remettant à la recherche de sang frais. Après tué deux grands cerfs et trois petits faons, je me dirigeai vers la demeure de notre famille et par chance, je rencontrerais Stefan et tenterais de m'expliquer avec lui. Devant la bâtisse, je m'arrêtai un instant avant d'y entrer. Une fois à l'intérieur, je descendis à la cave pour boire une pochette de sang et je ne fus pas étonné de voir que mon frère était là, penché au dessus du congélateur.
« _Stefan, appelai-je, je suis navré. »
« _Pourquoi ? Demanda-t-il. Pour le fait que Katherine m'ait choisi ? Je m'en fiche, du moment qu'Elena reste en vie. »
« _Je suis navré, répétai-je, pour le fait qu'Elena ait des sentiments pour nous deux, pour tout le mal que je t'ai fais durant ces cent quarante-cinq dernières années. »
« _Pourquoi ? Pourquoi t'excuses-tu maintenant ?! Hurla-t-il. »
« _Je ne sais pas, répondis-je, peut-être que maintenant que tu es obligé de suivre Katherine pour qu'Elena reste en vie, m'a fait comprendre que tout ces choses que j'ai faites pour te nuire, étaient en partie à cause de ma jalousie maladive. »
« _Ca suffit, je m'en vais, déclara-t-il. »
Il essaya de passer mais je lui bloquai le passage.
« _Laisse-moi passer, railla-t-il, ou tu... »
« _Les menaces n'agissent pas sur moi, affirmai-je, Stefan... »
Il plissa le nez et ses traits se durcirent. Il serra les poings et je vis une étincelle dans son regard vert émeraude, comme un feu ardent, bien que la peine revint immédiatement.
« _Attends, dis-je en sachant très bien qu'il avait deviné ce qui s'était passé entre Elena et moi-même, je ne l'ai en aucun cas forcée. »
« _C'est d'ailleurs pour cela que je te laisse en vie, soupira-t-il, finalement elle est différente de Katherine. »
« _Oui, acquiesçai-je, c'est une bonne personne, contrairement à cette dernière. »
Je me retrouvai seul l'instant suivant, allongé sur le sol. Je n'avais pas recherché à riposter ni même à le retenir quand il était parti. Je jetai un coup d'½il à ma montre et, le moment suivant, je courrais en direction de la maison des Gilbert.
« _Stefan, que m'amènes-tu ? S'enjoua-t-elle. »
« _Du sang humain, annonçai-je, je l'ai mise dans une pochette que j'ai volée à l'hôpital. »
« _Tu mens, répliqua-t-elle durement, je voulais que tu tues pour moi. »
« _Je ne peux pas, refusai-je, les gens se rendront très vite compte que les vampires sont de retour. »
« _Ils sont déjà au courant, insista-t-elle, et le Conseil est à nos trousses, cependant... »
Elle s'interrompit une seconde avant de reprendre.
« _John est mort et j'ai réussi à voler l'invention de Jonathan mais... Je n'ai pas pu prendre sa bague, j'ai eu une décharge en approchant mes doigts de ce foutu bijou, m'avoua-t-elle. »
Je me réveillai lentement, les souvenirs de la veille remontant peu à peu à la surface dans mon esprit : Damon avait fait preuve d'une délicatesse extrême lors de cette nuit. Pendant que je l'embrassais, il m'avait délicatement soulevée, me permettant d'entourer sa taille de mes jambes. Puis, il m'avait emmenée vers le lit sur lequel il m'avait déposée avec une infinie lenteur tout en plongeant vers ma gorge, humant ma peau et y déposant des baisers qui m'arrachèrent quelques gémissements de plaisir. Enfin, lorsque nos vêtements jonchèrent le sol, les caresses s'étaient faites plus intenses et nous avions laissé nos désirs s'exprimer. Je souris, me rappelant aussi la façon dont il m'avait susurré à l'oreille combien j'étais unique et qu'il m'aimait. Cependant, lorsque j'ouvris les yeux, il n'était pas à mes côtés, m'obligeant à me redresser rapidement sur mon lit, en position assise. Soudain, la porte s'ouvrit et je me dépêchai de me remettre sous les couvertures, ne laissant passer que ma tête. Je soupirai de soulagement et esquissai un sourire lorsque je découvris que ce n'était que Damon, une rose rouge dans la main, fleur favorite de ma mère adoptive et par conséquent, la mienne aussi. Après m'avoir adressé un sourire en coin, celui que j'aimais tant, et un dixième de seconde plus tard, il était assis auprès de moi, me tendant la rose et me toisant de ses yeux azurs. Je pinçai les lèvres dans l'attente d'un baiser qu'il me donna presque tout de suite ; il fut rapide mais voluptueux.
« _Salut, murmurai-je à son oreille que j'embrassai, le faisant rire. J'ai cru que tu t'étais dégonflé, que tu m'avais abandonné. »
« _Pas question, chuchota-t-il d'une voix rauque, Elena... »
Il s'interrompit un moment et je pu voir dans ses yeux, qui me toisaient toujours, comme de la détresse ou encore de l'appréhension. Posant une main sur sa joue, je l'encourageai à continuer ; il prit une grande inspiration et continua.
« _Je... Pendant que nous... Faisions l'amour, je luttais contre l'envie de te mordre et... Je m'en veux. »
Il s'éloigna de moi sans cesser de me dévisager, puis, se prit la tête entre les mains. Jamais il n'avait été dans un état pareil, complètement ivre de sincérité, que je lu dans ses prunelles, d'un bleu magnifique.
« _Tout va bien Damon, le rassurai-je, tu as su résister ce qui veut dire que... »
Je m'interrompis également, me rappelant la première nuit d'amour que j'avais passée en compagnie de son cadet. Lui aussi, avait eu du mal à résister à l'appel de sang, mais, avec une volonté incroyable, avait fait face à cette pulsion.
« _Ca prouve que tu es fort et que... C'est une grosse preuve de toute l'estime et de tout l'amour que tu me portes, continuai-je. »
Il releva les prunelles pour les flanquer dans les miennes. Je pinçai de nouveau les lèvres dans l'attente d'un baiser que je n'attendis pas plus longtemps, Damon s'exécutant rapidement. Mais nous dûmes écourter ce moment lorsque la porte s'ouvrit.











The-Famiily-Granger, Posté le lundi 26 juillet 2010 06:05
Je me demande qui sait...
En tout cas j'adore aussi ce chapitre, il est aussi super et génial que les autres !